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Cuba suite et finPar ElMulo :: 27/06/2011 à 23:47 :: Général
On en était où??? Ah oui, 1er novembre, on quitte Bayamo, direction Santiago de Cuba. Santiago la musicale, Santiago la harcelante, Santiago la tropicale.... l'opposé de la Havane. Ici on se sent vraiment dans une île des Caraïbes. Beaucoup plus de verdure, la ville s'étend sur des colines autour d'une baie. Les maisons en bois s'entassent les unes sur les autres, la population est beaucoup plus métissée, plus noire que latino. ![]() Santiago c'est aussi sans cesse les gens qui nous alpaguent dans la rue, on nous avait prévenu, on a pas été déçus (enfin par certains personnes un peu...) Dès l'arrivée, on est obligés de jouer des coudes pour pouvoir sortir de la gare de bus entre les chauffeurs de taxi, les loueurs de chambres et les rabatteurs, qui se jettent sur nous tous en même temps!!! Obligés de s'enerver pour les repousser!!! Et dans la rue ça n'arrête pas, un restaurant, un concert... on arrive à la casa particular épuisés.... ![]() - Une heure d'attente pour un sandwich au poulet... les cubains d'abord!!!!- Le comble c'est dans les restaurants où on essaye de nous faire payer jusqu'à cinq fois le prix normal, en nous sortant d'abord une carte "touristes" en CUC, puis à notre demande une carte "locale" (pour les mêmes plats) à notre demande... Et à l'addition on nous rajoute toujours quelques pesos. A force en en vient à se demander s'ils savent compter où s'ils en font exprès, mais on a notre petite idée... c'est le jeu, et on s'y prête!!! Problème pour eux je parle espagnol, et Ali ne lache pas l'affaire!!! Dans la rue la musique est omniprésente, du "son" au "reggaeton" en passant par la "trova", la musique traditionnelle. On peut voir des groupes à toute heure de la journée dans les "casa de la musica", Casa de las tradiciones", fréquentées par des rabbateurs qui font connaissance et se font payer des rhum... on en a fait l'expérience malheureuse avec un med du coin ,"freakys", qui nous a amené manger un soir dans un quartier un peu chaud chez des "amis" rasta, qui nous ont préparé un repas délicieux, mais au dernier moment il a fallu inviter tout le monde... on nous avait prévenus de nous méfier de lui... On se ballade dans les rues qui montent et descendent, le soir on se décontracte autour d'un rhum local, on a visité le musée Havana Club, avec dégustation. ![]() - visite d'un jardin botanique- On a l'impression que les gens ici prennent encore plus le temps de vivre, ils jouent des parties acharnées de dominos devant leur maison (avec du rhum bien sûr, l'un va rarement sans l'autre), ou tout simplement attendent que le temps passe, activité très prisée de nombreux cubains!!! Dans ce pays communiste ou tout le monde doit "travailler pour le bien de la patrie" et où la propagande sur les murs proclame "il faut travailler dur", on se demande, on se demande... Ah si Fidel voyait ça!!!! Après trois jours à Santiago, on prend la direction de la pointe est de l'île, avec un changement du bus à Guantanamo, où on n'a vu ni la base américaine, ni le seul Mc Do de l'île... bref après de longues heures sur des routes de forêt, on arrive à Baracoa!!! Ici on est plus près d'Haïti que de la Havane, au bout du pays comme disent les cubains. ![]() -Baracoa, au fond el "Yunque" (l'enclume), la montagne sacrée- Dans ce village tout droit sorti de "Pirates des Caraibes", on respire, après le sejour oppressant à Santiago. Un vrai havre de paix!!! Les gens sont tout de suite plus accueillants, sans arrières pensées, on se fait offrir des sandwitchs dès l'arrivée, on nous conseille sur les endroits à voir... on se sent bien ici. On a trouvé une maison sur la jetée, où la mer vient parfois frapper les maisons par gros temps. Dès le deuxième jour, on loue des vélos à un voisin et on part sur la route, ou plutôt le chemin qui longe la côte jusqu'à Maguana... une vingtaine de kilomètres sur une route parfois bétonée, souvent en terre et surtout cabossée qui nous a cassé les fesses, sur des vélos trop petits, quel souvenir!!!! ![]() La beautée du décor valait bien ces coups de pédale, la route serpente dans la forêt, au bord des cochons, des chèvres, des chevaux, des bananiers ou des cocotiers... et au bout du périple une magnifique plage sauvage avec jus de fruits frais!!! ![]() -Sur la route de Maguana- ![]() -Sur le ponton de la rivière Miel- Au sud du village, on a passé de belles après midi, sur la plage, à l'embouchure de la rivière miel. C'est là qu'on a rencontré Rubén, qui travaille le bois et vend ses objets sur la plage. On reste de longs moments à discuter avec lui, de cette réalité cubaine qui peut nous échapper, le système qui redistribue les biens mais fait aussi que les cubains manquent de tout, à cause de leur salaire misérable et le coût de la vie. Pour s'en sortir, les cubains doivent faire des "negocios", du "business", le plus rentable est de travailler "avec" les touristes et de gagner des devises: exemple : un portier d'hotel peut gagner dix fois plus grâce à ses pourboires qu'un autre qui travaille comme un chien pour l'Etat... ça fait réfléchir... Le salaire moyen va de 10 à 20 euros par mois, ce que peut arriver à gagner Rubén en une journée en vendant ses objets sur la plage. Il a vite fait son choix!!! On repart avec les produits locaux, de l'huile de coco et du beurre de cacao, et quelques tablettes de chocolat fabriquées dans l'usine ouverte par le Ché à la fin des années 60 à la sortie de la ville. Autre spécialité locale gourmande, un mélange de nois de coco mixée avec du miel et de la goyave servi dans une feuille de palme en forme de cône : délicieux et nourrissant!!! Le cucurucho!!! Prochaine étape : Trinidad la cité historique, et là il nous faut remonter la moitié de l'île, 16 heures de bus dans lequel la clim est soit à fond, soit inexistante, les fameux bus pour touristes VIAZUL où tu payes cash et où ça pue toujours autant la pisse!!!! Comme d'habitude les chauffeurs commencent le trajet tranquilement, s'arrêtent au bord des routes prendre des cargaisons de fruits, bananes, citrons, certainement pourt les distribuer dans les régions où il y a pénurie... et vers la fin du trajet, on est en retard sur l'horaire d'arrivée, alors on roule comme des tarés sur les routes de la vallée de Trinidad, où on arrive au lever du jour. ![]() - Trinidad, Plaza colonial - Pour l'histoire Trinidad, la "ville musée" de Cuba, est la troisième ville fondée à Cuba après Baracoa et Bayamo, par Diego Velazquéz. En 1518, Hernán Cortez y recrute des mercenaires et vide litéralement la ville de ses habitants pour aller conquérir le Méxique. Ensuite elle tombe aux mains des indiens Tainos, puis devient un refuge de pirates et de contrabandiers avant d'accueillir des centaines de réfugiés français fuyant la rebellion à Haïti. ![]() - La musique, encore et toujours!!!! - La ville est magnifique, assez touristique mais on arrive à trouver des coins sympas en sortant un peu des sentiers battus. Des hauteurs de Trinidad, on peut apercevoir la mer des Caraïbes, à une dizaine de kilomètres au sud. ![]() On flane autrour de la Plaza Mayor, où les rabbatteurs rabbattent, sur le marché artisanal où les brodeuses brodent des guayaberas, les chemises en lin typiques de l'île et des chaussures pour bébé, les hommes confectionnent des chapeaux et les vendeurs de colliers et autres bijoux essayent de nous attirer vers leur stand... Plus bas en ville, autour de la Plaza Cespedes, on trouve les vendeurs de pizzas, de sandwichs au porc et de batidos qui nous ravitaillent avant de prendre la navette pour aller profiter des eaux tièdes de Palaya Ancón, et faire la fabuleuse rencontre ...... des "Jejenes", les puces de sable!!!! Des nuits blanches inoubliables pour alisson à se gratter au sang, pire que les moustiques!!!!De retour en ville on croise Fab et Jérémy, qu'on avait aperçu à Santiago quelques jours auparavant. Depuis ils ont laché leur guide qui étaient un gros escroc, au moins autant qu'eux, et font le tour du pays en solo... bonne soirée bien enRHUMée avec eux à la bodeguita de Trinidad, un bar moins connu des touristes où on fait la connaissance de José, un musicien avec le coeur sur la main, et un autre bien allumé que nos compères ont surnommé "Turkish"... ![]() - Fab, Turkish et Alisson - Le lendemain, on a un peu mal à la tête mais on décide d'aller aux "Topes de Collantes", une région de montagnes et de cascades qui entoure Trinidad. On loue un scooter, qui est le moyen le plus économique pour y aller, les voitures et les tours organisés sont haut dessus de nos moyens. On ne regrettera pas notre choix car c'est une bonne partie de rigolade qui nous attend!!! ![]() A deux sur un scooter sur les routes cabossées de Cuba, on roule en rase campagne en évitant les nids de poule....On passe un poste de contrôle où le policier en faction dort... Arrivés à la première côte, impossible de continuer, on est trop lourd et le scooter n'a pas assez de puissance!!!! Demi tour obligé!!!! On repasse devant le point de contrôle où le policier dort toujours, on retraverse Trinidad pour rejoindre la Vallée de los Ingenios, classé au patrimoine mondial de l'Humanité. Cette vallée anciennement consacrée à la culture de la canne à sucre a a fait la fortune de Trinidad et de ses quelques propriétaires de plantations jusqu'au XIXe siècle. ![]() - El Valle de los Ingenios - On s'arrête à la Propriété de Macana Iznagua, où s'élève une tour de 45 mètres qui servait à l'époque à surveiller les esclaves... ![]() - Torre de Iznagua - Après quelques achats de souvenirs à Trinidad, on fait les sacs et on reprend le chemin vers Cienfuegos, à une centaine de kilomètres à l'ouest. La cité, édifiée autour d'une baie, est appelée "la perle du Sud" et fut construite par 40 familles venues de Bordeaux. On retrouve dans toute la ville le tracé rectiligne des rues et des batisses de style néo classique (ça c'est d'la phrase!!!) Cienfuegos c'est surtout pour nous le point de départ vers Rancho Luna, au bord de la mer des Caraïbes, une plage magnifique que l'on peut rejoindre en prenant les fameux bus cubains, les "guaguas". Rien à voir avec les Viazul, ce sont des bus à l'ancienne qui roulent par on ne sait quel miracle en laissant derrière eux un bon nuage de fumée bien noire, 40 degrés à l'intérieur. Pour rentrer dans les guaguas, toute une épopée : on prend un ticket au guichet du sous sol de la gare de bus, et à l'heure du départ, tout le monde se précipite devant la porte d'embarquement, en jouant des coudes. Un employé appelle les gens par le numéro de leur ticket et ensuite on les voit courrir vers le bus pour avoir une place assise. Le bus se remplit, on ne part pas tant qu'il reste un cm de libre. Quand on arrive au premier arrêt sur le bord de la route, des dizaines de personnes attendent, seulement 2 ou trois monteront, en serrant un peu plus : on se rend compte que le pays manque d'infrastructures routières, il faudrait au moins 10 fois plus de bus!!! Les gens n'ont pas de voitures, les taxis sont trop chers, et les bus ne passent pas une fois sur deux, en panne ou pour raison inconnue... ![]() - Rancho Luna - Après deux jours à faire l'aller retour Cienfuegos - Rancho Luna, on décide de rester dans ce petit village et de louer une chambre chez Lissandra, une jeune fille qui s'occupe de gérer les locations pour une famille de Cienfuegos à qui appartient la maison. On fait le rencontre de 2 allemands, on échange nos expériences de voyage à Cuba lors de soirées de parties de dominos acharnées. Rancho Luna c'est aussi l'endroit où Alisson a pu réaliser son rêve de nager avec les dauphins, au delphinarium du village, et de belles sorties plongées à s'emerveiller de la beauté du corail. ![]() Rancho luna c'est enfin une belle histoire avec une petite chienne qu'on a sauvé d'une mort certaine. On l'a vue apparaître dans le jardin, chassée par le voisin... elle ne tenait plus debout, et on a vite compris pourquoi : Infestée de puces, comme la plupart des chiens errants ici, elle se faisait sucer le sang et perdait petit à petit ses forces. Alisson Bardot l'a récupéré et on a passé deux soirées entières à lui enlever des centaines de puces, dans les oreilles et dans les coussinets des pattes. Petit à petit elle a repris des forces, Lissandra l'a adoptée, et on l'a baptisée Cubana... ![]() Elle est pas meugnonne!!!!! La fin du voyage approche et il nous reste la vallée de Viñales à découvrir, à l'ouest de l'île. Encore des galères de bus, qui part en retard de Cienfuegos, ce qui fait qu'on rate la correspondance à la Havane... vraiment pas envie de passer une nuit dans la capitale, on s'arrange avec d'autres touristes pour louer une camionnette qui nous conduira à Viñales, avec une pause crevaison sur la route.... ![]() - Vallée de Viñales , champs de tabac- Viñales c'est le berceau mondial de la culture du tabac, dans une magnifique vallée parsemée de "mogotes", de grosses collines calcaires qui rendent les paysages exceptionnels. On a pu faire de belles rando, avec la pluie qui s'est invitée, donc des passages parfois difficiles mais des moment inoubliables. ![]() On croirait que la vie ici s'est arrêtée il y a bien longtemps, les paysans travaillent les champs à l'ancienne, charue et boeufs. On passe dans les plantations de tabac, des gens nous font des démonstrations de roulage de cigare, de beaux moments avec des cubains d'une autre époque. Deux mois qu'on a quitté la Havane, il est temps de rejoindre la capitale pour reprendre notre avion, des images et des rencontres plein la tête... Nos impressions à La Havane sont différentes d'il y a 2 mois, on se sent plus sûrs de nous, comme nous ont dit de nombreuses personnes, "deux mois ici!!! Mais vous êtes de vrais Cubains!!!" Cuba première partiePar ElMulo :: 20/06/2011 à 12:58 :: Général
Ça commence par une rencontre, à l'aéroport de Madrid, en attendant l'avion qui a du retard. Un gars vient s'asseoir à côté de moi, et regarde des fotos sur son ordi... reconnu, manu!!! Belle rencontre avec Manu chao qui prend le même vol que nous pour aller chanter pour l'anniversaire de la mort du Che.
Très simple, très humain, comme se qui se dégage de ses chansons. Comme l'avion n'est toujours pas près à partir (on apprend plus tard qu'ils ont oublié d'assigner au vol une equipe de pilotage!!!!), on a le droit à un concert acoustique avec Manu et Madjid... ça commence en musique, ça commence bien!!!!
Des pilotes et quelques heures de vol plus tard.... ....L'avion descend enfin sur la Havane, avec 4 heures de retard. Il est près de 23h, on a les yeux collés au hublot pour distinguer des lumières par ci, par là, mais pas de rangées ou de regroupements lumineux indiquant la présence d'avenues ou de places... étrange... on comprendra plus tard qu'à Cuba, le rationnement est partout, et concerne même l'éclairage des rues. Après quelques contrôles et un tampon sur le visa, on change quelques euros en pesos "moneda nacional" (1) ET en pesos convertibles CUC (2) ( (1) la monnaie nationale qui a très peu de valeur et (2) la monnaie des touristes, qui vaut environ 1 CUC = 0,80 euros) et on se renseigne sur le moyen de rejoindre le centre ville, situé à 25 km de l'aéroport. première abération , pas de navette ni de bus local pour relier l'aéroport José Marti et le centre ville, on est donc obligés de prendre un taxi... les portes du terminal s'ouvrent, et on prend notre première claque du séjour : une chaleur humide qui nous tombe dessus , en pleine nuit!!!! Il doit faire 30 degrés tout au plus , mais avec un pourcentage d'humidité très élevé!!!On est en sueur en quelques secondes, et au bout de quelques minutes on dégouline!!!! Le taxi nous dépose chez Julio et Elsa, chez qui on a reservé une chambre dans le quartier Centro Habana. On a décidé vu notre budget serré de se loger chez l'habitant, moins coûteux que les hôtels et plus sympa pour rencontrer les cubains. Elsa est accueillante, mais je trouve qu'on a avec elle une relation logeur- client, et ça s'arrête là... On a reservé mais les chambres sont occupées, alors on se retourve un étage au dessus , chez madame Romero, une charmante petite dame assez âgée qui nous accueille comme ses propres enfants, on pose les baggages et on s'effondre sur le lit, sans avoir oublié auparavant d'allumer la clim, indispensable ici, quand il y en a une...
Rue dans Habana Centro Le lendemain matin, après un bon petit dej à base de tortilla, de jus de goyave et de toast de beurre rance, on sort dans les rues de La Havane, et on entre dans un autre monde : je me sens revenir 6 ans en arrière dans les rues de Quito. Bienvenidos a America Latina!!! Il y a du monde partout dans les rues, les gens se mélangent devant les portes des maisons délabrées de La Habana Centro, jouent au domino, au baseball, bricolent, passent en vélo. On nous regarde comme des extraterrestres, et aussi des étrangers au porte monnaie bien rempli. J’ai déjà connu ça auparavant, on me repère de loin, et quand on vient nous aborder pour nous parler mais surtout nous demander de l’argent, on refuse fermement mais gentiment, ou on ne répond pas et on poursuit notre route. On fait ceux qui ne comprennent rien quand on nous alpague en anglais. Tous les taxis veulent nous prendre et nous klaxonnent, que ce soit les officiels, les illégaux, les bicitaxis, les voitures à cheval ou les cocotaxi (mobylette avec cabine à l’arrière), mais on préfère découvrir la ville en marchant: J’essaye de ne pas trop m’éloigner d’Allison, qui se fait aborder et siffler dès qu’on se sépare une seconde. Pour moi ce sont des baisers envoyés et des clins d’oeil.
- Les coco taxi de la Havane - Ici les gens manquent de tout, surtout de médicaments, et on nous demande plus souvent du savon que de l’argent. La carte de rationnement mise en place par Fidel Castro limite les cubains dans leurs achats, pour ce qui est des biens de base (riz, sucre, œufs, café..). Pour ce qui est des vêtements, vendus dans les rares magasins privés autorisés par Fidel, les prix sont exorbitants, aussi cher qu’en Europe et de mauvaise qualité. Un jean vaut 15 euros, le salaire moyen mensuel d’un cubain va de 10 à 15 euros. Hallucinant!!! Sur les marchés d’Etat, on trouve de la viande de porc et du poulet, de l’ail, des oignons, des pommes de terre “boniato”, des bananes Plantin, des papayes, des goyaves et c’est à peu près tout. Le reste est un luxe que personne oupresque ne peut se payer (une bouteille d’huile d’olive vaut plus de 10 euros)
Marché dans un quartier de la Havane Pendant les trois jours que l'on passe à la Havane, on découvre la Habana Vieja, le vieux quartier classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, avec ses places, ses églises, ses restaurants pour touristes, les cubains déguisés en Ché Guévara qui se font prendre en photo pour quelques pesos, et les vendeurs de cigares illégaux...
Jean claude Guévara!!! Il n'y a pas d'enfants qui trainent dans les rues, ou qui sont envoyés par leurs parents faire la manche, ici tout le monde va à l'école, mais pour apprendre quoi???
- Un cours de sport - On longe le célèbre Malecon, l'avenue de 8 kilomètres en front de mer, et on se perd dans le quartier Centre, un quadrillage parfait de majestueuses maisons coloniales qui contraste avec leur état d'insalubrité. Ce contraste donne l'impression d'être passé dans une belle ville coloniale après une catastrophe, mais c'est juste comme ça, les gens vivent ici dans ces maisons à plusieurs familles, mais ont bien autre chose à penser que de refaire la facade ou peindre les murs. Une fois la nuit tombée les rues sont plongées dans le noir, par économie d'énergie. Ça met tout de suite dans une ambiance très étrange et peu rassurante, mais ici les touristes sont ultra protégés et il est très rare qu'il se passe quelque chose.
- Les maisons colorées de Centro Habana - La Havane c'est aussi le plus grand musée automobile à l'air libre du monde!!!! Plus de 60.000 voitures de collection, pour la plupart des antiquités, sillonent le pays aujourd'hui, et personellement sans être un grand amateur de voitures, je me régale à voir passer les Chevrolet, Buick, Cadillacs et Oldsmobiles tout droit venues des USA au début du siècle, puis les Lada russes dans les annés 70-80, de toutes les couleurs, et qui parfois roulent on ne sait par quel miracle!!!!
En se balladant en centre ville on ne peut pas manquer l'imposant Capitole national, construit par le dictateur machado entre 1929 et 1932 au prix de 17 millions de dollars de l'époque!!!!
C'est la réplique même du capitole de Washington, mais avec à l'intérieur, une statue de la République de 17 mètres de haut pour 49 tonnes, une des statues les plus grandes du monde dans un batiment!!!! Mais ce qui nous impressionne finalement c’est le contraste entre ce gigantesque monument et les maisons du centre. Le capitole est l’exemple même des contrastes qui font ce pays.
Et pourtant je suis grand!!!!
On assiste aussi au concert gratuit de Manu Chao sur les marches de l'Université de la Havane, avec des jeunes cubains qui dansent, se prennent en photo en regardant à peine le concert... ![]() Le 10 octobre, c’est décidé, on quitte la havane, qui nous oppresse un peu, pour commencer notre périple vers l’est, qui nous mènera jusqu’à Baracoa et l’extrème Oriente, dans un peu plus d'un mois. On laisse la région de Pinar del Río et les champs de tabac pour la fin du voyage, quand la boucle sera bouclée.
Premier arrêt, à seulement 20 kilomètres de la capitale, Playas del Este, et en particulier Guanabo. C’est une petite ville en bord de mer où les gens de la Havane viennent passer le week end, les pieds au bord de l’eau et une bouteille de rhum dans les mains.
Payas del Este - Guanabo Le bus nous dépose assez loin de l’endroit où on avait prévu d’arriver, on doit trouver un taxi pour arriver jusqu’au centre de Guanabo. On monte dans une énorme Chevrolet, un taxi illégal. En cas de contrôle, c’est le chauffeur qui risque gros, car il n’a pas le droit de prendre de touristes. On arrive finalement à la Villa Playa Hermosa, une sorte de centre hôtelier familial qui loue des bungalows bon marché avec le petit dej inclus.
On est samedi, et tous les bungalows sont pris d’assaut par des familles entières de cubains. La piscine est pleine, la sono à fond , et le rhum coule à flot!!!! En tout cas après l’agitation de la Havane on se plait beaucoup ici, on boit nos premiers mojitos sur la plage, on déguste du poisson frais, de la langouste, et on hallucine sur la température de l’eau, qui doit atteindre les 30 degrés!!!
Elle est pas belle notre tortuga??? On découvre aussi la vie cubaine, les gens prennent leur temps, et c’est le weekend, alors à 10h, tout le monde a déjà sa bouteille de rhum sur la plage!!! Ambiance assurée!!!! ![]() Fin de journée à Guanabo Destination suivante : Varadero. Varadero et ses hôtels de luxe, son aéroport, la plus grande station balnéaire des Caraïbes. Ici quand on descend du bus, il n’y a que les chauffeurs de taxi qui viennent nous harceler pour nous faire monter dans leur voiture, mais pas de loueurs de casa particular. A Varadero c’est tout simplement interdit !!! La seule façon de se loger ici , c’est l’hôtel…. De luxe !!!! Le principe : La station est construite sur un isthme de 20 km de long qui s’enfonce dans l’océan Atlantique : plus on avance et plus les hôtels sont luxueux !! On se renseigne, et on trouve le moins cher de la ville, 50 Euros la nuit, formule « all inclusive », c’est à dire piscine, les trois repas au buffet à volonté, les cocktails au bord de la piscine ou sur la plage aussi à volonté et même la ballade en pédalo !!! ("cocktails à volonté, sieste obligée!!!")
On ne se fait pas prier et on en profite un maximum, en offrant même des cocktails aux pêcheurs sur la plage. Un matin sur la plage justement, après un petit dej pantagruélique on observe les pêcheurs. Ils sont deux : un reste au bord de l’eau pour avertir l’autre de l’arrivée d’un banc de poisson : l’eau est tellement claire qu’on peut voir passer les poissons à 20 mètres de distance !!! Le second avance dans l’eau avec son filet et le jette droit devant lui au signal du premier. A chaque fois ça marche il ramène un bonne quantité de petits poissons, certainement pour les revende aux hôtels.
La pêche "à vue" Après trois jours de farniente au bord des eaux turquoises de, on reprend un bus en direction des terres. Varadero n’est ni dans notre budget ni dans nos envies de découvrir le « vrai » Cuba ; c’est juste une station balnéaire de luxe où les touristes, pour la plupart canadiens, arrivent en avion pour passer une semaine ou deux les pieds dans l’eau, sans rencontrer de cubains, à part pour les servir dans leurs hôtels.
Direction Santa Clara, la ville qui a été rendue célèbre par la bataille victorieuse du Che Guevara, qui a permis de renverser la dictature en place 50 ans plus tôt. La bataille pour nous elle commence dès la sortie du bus, par les chauffeurs de taxi (mais ceux là on commence à les connaître et on sait les repousser avec astuce), et ça continue dans la gare routière, avec cette fois une scène plutôt amusante : un homme puis une femme nous proposent une chambre chacun leur tour. Dès que l’homme s’éloigne, la femme en profite pour nous dire de ne pas l’écouter car il est fou, et quand c’est elle qui s’éloigne , il nous met en garde car c’est « une voleuse ». ça en devient un peu énervant quand elle se met a nous suivre et nous rejoint de l’autre côté de la route, pour nous dire dans une dernière tentative pour nous amener chez elle qu’elle nous offre le repas ; on lui fait comprendre qu’on a déjà réservé, pour qu’elle nous lâche enfin ; mais elle continue… il faudra qu’un sympathique chauffeur de calèche nous propose de nous emmener jusqu’au centre pour se débarrasser d’elle !!!
La ville n’a rien d ‘exceptionnel ; une grande place, des maisons coloniales et des rues quadrillées. On est logés chez Rey, qui vit dans une grande maison près du centre. On a tout un étage pour nous, avec une cuisine et une terrasse. Comme presque à chaque fois qu’on loge chez l’habitant on prend le petit dej’ sur place, et à chaque fois c’est un régal !!! Des œufs frits ou en tortilla, du jus de goyave ou de papaye, le fameux café cubain, bien sucré, et des fruits, ananas , papayes, bananes, de quoi bien commencer la journée.
Vitamines CCCCCCCC Pour ce qui est des visites, on a vu en deux jours ce qu’il y avait à voir, parce que la fabrique de cigares était fermée, et le mausolée où sont gardés les reste du Ché aussi, ce qui nous a quand même valu de nous faire arroser par une belle averse tropicale !! on a vu le monument au train blindé, sur le lieu où l’armée rebelle menée par le Ché a réussi a faire dérailler un train rempli de munitions, ce qui a permis de sceller le sort de la guérilla en faveur des rebelles…
La mémoire du Ché est partout, sur le bord des routes, sur les ronds points, à l’entrée des villes, des statues à son effigie, des messages… et surtout la propagande de Fidel Castro « Unité, fermeté et victoire » est celui qui revient le plus souvent, mais on a aussi remarqué le « Mourir pour la patrie c’est vivre ( !!!!) » sur la gare routière d’Holguin, qui nous a bien fait marrer !!!
L’étape suivante de notre voyage à travers le centre de l’île nous mène à Camaguey, une magnifique ville coloniale qui va nous laisser de beaux souvenirs, et de belles rencontres. La ville est un labyrinthe de ruelles colorées, construites dans le désordre pour désorienter les pirates en cas d’attaque.
On arrive chez une cubaine qui vit avec ses parents, la « mama » et « Pepe », qui nous ont accueillis comme leurs propres enfants. On s’est tout de suite sentis à l’aise chez eux, plus comme des hôtes que des clients. On a appris beaucoup de choses d’eux , de la vie à Cuba et de leur regard sur la société. On se rend compte que les cubains sont très fiers de leur pays, de leur révolution, et des acquis comme le système de santé et d’éducation. Comme la mama ne cesse de me le répéter, il n’ y a pas d’enfants dans la rue, comme en Amérique du Sud, en train de faire la manche ou de traîner : ici ils sont tous à l’école. Elle est aussi très fière de me dire qu ‘elle suit des cours gratuit à l’Université, visant à améliorer la qualité de vie des personnes âgées.
La poste de Camagüey Le premier soir on se retrouve à la taverne « El cambio », un bar vraiment charmant décoré d’inscriptions sur les murs et de quelques citations de piliers de bar. C’est là qu’on fait la rencontre de Rey, qui nous a entendu parler français et s’est approché timidement de nous pour engager la conversation.
Le meilleur Mojito de Cuba... est dans tous les bars!!!! Un immense black de 22 ans qui adore notre langue et prend des cours de français. Il est content de pouvoir discuter avec nous et nous donne sa vision a lui de la société, différente de celle des personnes plus âgées. Lui nous dit , et on va pouvoir le vérifier au quotidien, que la plupart des gens sont restés bloqués à l’époque de la révolution et ne veulent pas voir plus loin. Le gouvernement endort le peuple avec sa propagande pour la révolution, contre les Etats Unis. Mais Castro ne veut pas vraiment que son peuple sache ce qui se passe ailleurs / pas de connexion Internet dans le pays, sauf à la compagnie de téléphone où c’est hors de prix pour un cubain. Il n’y a pas de presse écrite, à part deux ou trois journaux révolutionnaires. A la télé , c’est du base-ball et des séries mexicaines à longueur de journée…. Rey, qui chausse du 51, et qui a du mal a trouver des paires à sa taille, nous raconte qu’il a mis un an à économiser pour se payer des baskets... ça fait bien réfléchir, on se sent loin, très loin de notre société de consommation. En tout cas on passe de bons moments avec lui, on se revoit le lendemain soir pour l’inviter à manger et parler du "barbu", chuuuuut!!!!... Une belle rencontre. Un matin nuageux on part à la recherche du Mercado Agropecuario, le marché aux fruits et légumes de Camaguey. La mama nous avait prévenu, depuis les ouragans de l’année dernière, il y a pénurie de fruits, la moitié des étals sont vides, mis à part des grosses papayes pas mûres, de l'ail et des oignons.
En veux tu???? En voilà!!!! Ce n’est pas les marchés tropicaux comme on les avait imaginés. Pour calmer notre appétit grandissant, on se rabat sur un petit stand qui propose tout simplement des sandwiches de viande de porc salée. C’est bon et ça cale !! Un peu plus loin, en face de l’échoppe ou un grand nombre de cubains font la queue pour avoir de la viande, on découvre un stand de guarapo, le jus de canne à sucre !!! Un homme prend des tiges de canne à sucre et les passe dans une machine qui les broie, et le jus sort en dessous dans un seau. C’est simple, et c’est délicieux.
On déguste un verre, puis un peu plus tard un autre en admirant la multitude de produits médicinaux du stand de médecine naturelle tenu par un monsieur sans âge. C’est en se baladant dans un marché comme celui là qu’on découvre le vrai Cuba, et son manque de tout. Le système en place et les ouragans sont selon nous les causes.
marché de Camagüey
Le jambon viking!!!!! L’étape suivante nous mène à Las Tunas, à une centaine de kilomètres à l’est. Plus on se déplace vers l’est, plus il fait chaud, humide, plus c’est vert. Le climat tropical. La ville n’a rien d’exceptionnel, mais c’est notre point de départ pour la côte nord. Les bus Viazul ne se rendent pas vers Puerto Padre et la côte, alors on voyage à la cubaine : on arrive à la gare de bus où s’alignent les camions et les taxis collectifs.
Les camions de passagers, seulement pour les cubains... On est les seuls étrangers dans la masse, et tout le monde vient nous aborder pour nous proposer de nous conduire n’importe où, même à la Havane !!! Il va falloir négocier les prix !!! On se dirige vers le guichet pour prendre un billet pour monter dans un camion, et une petite dame nous prend en main, elle nous conseille un taxi collectif plutôt qu’un camion de passagers, plus sûr pour nos gros sacs. Elle nous amène même jusqu’à un chauffeur qui attend un dernier passager pour partir, et comme celui-ci voit qu’on est accompagnés, on paye le même prix que les cubains, et on embarque dans une vieille voiture après avoir remercié la mamie. Dans le taxi, l’ambiance est calme, puis quelqu’un nous demande d’où on vient. Comme d’habitude, les gens sont très surpris quand on leur dit qu’on est là pour deux mois, et surtout de nous entendre parler espagnol. Après une heure de route dans la campagne cubaine, où on longe des bananeraies et des champs de canne à sucre, on arrive à Puerto Padre, sur la rive d’une grande baie qui se jette dans l’océan. Un taxi privé nous emmène à Socucho pour 10 pesos, une arnaque cette fois, mais on n’a pas trop le choix, le seul bus est en fin d’après midi. On traverse un immense marais sur une route terreuse, on aperçoit au loin des flamands roses.
Le taxi nous dépose sur un quai à l'embouchure d'un fleuve. De l'autre côté, le village de la « playa de la boca ». Un tour en barque et on arrive enfin chez Raul et Rosita, dans ce petit village de pêcheurs ravagé par deux ouragans il y a à peine un an.
Juste avant l'orage Tout de suite on ressent l'accueil chaleureux de Rosita et son mari, , qui nous offrent sandwitchs et maté. Il saiment les jeunes, et se sentent seuls, leurs enfants étant partis tenter leur chance aux Etats Unis. De notre côté on a bien l'impression d'être arrivés damns un petit coin de paradis, loin des hotels de luxe et pourtant avec de magnifiques plages. Il semble que le seul complexe ait fermé depuis le passage de l'ouragan. Ici il n'y a pas grand monde, nos balades se font encompagnies de chiens errants, de chevres et de cochons avec qui Alisson est devenue amie, et enfin, des centaines, des milliers, des millions de moustiques , qui viennent par nuées nous dévorer dès le coucher du soleil. La premiere sortie s'est finie en courant pour rentrer se réfugier sous la moustiquaire de notre cabane, ou je passe à peine sous la porte...
Les journée sont tranquilles, on marche le long de la plage, on observe les poissons dans l'eau cristaline, on profite rapidement des couchers de soleil les pieds dans l'eau avant de rentrer en courant...
Vive le spray anti- mosquitos... qui ne marche pas forcement!!!
Raul et Rosita nous ont accueillis comme leurs propres enfants, nous ont montré les photos de leur marriage, et parlé de leur vie ici, marquée par le rythme de la pêche, le tout en nous cuisinant de bons plats, en particulier le fameux tostón, bananes plantin écrasées et frites. Le soir on va manger chez des voisins, qui nous préparent des mets de l'ocean, accompagnés de riz (comme tous les plats ici, riz blanc, riz noir, rie jaune) et de salade: Au menus de ces veritables festins, langouste, crabe, crevettes en sauce, on a mêwme gouté un steack de tortue, mais chut, ici c'est espèce protégée!!
Des couleurs comme ça... ça vaut bien quelques centaines de piqûres!!!!
Le départ, repoussé de quelques jours, a lieu à l'aube si on veut attraper le seul bus qui peut nous ramener vers Puerto Padre. On s'est couvert de la tête aux pieds car Raul nous a prévenus que les moustiques se lèvent tôt à Cuba, mais le temps que le bus arrive, on a eu le temps de se faire dévorer, à travers les vêtements!!!! Tout le monde s'entasse dans le bus, qui est en fait un camion de passagers, le premier qu'on a le droit de prendre ici. Les gens ont pitié de me voir courbé en deux et me laissent une place assise.
Collés!!! Serrés!!!! A puerto padre on negocie un taxi jusqu'à Las Tunas, puis un autre jusqu'à Holguin, la ville des parcs, ou on se souviendra des bons batidos de goyage vendus dans la rue...
…et surtout de la montée mémorable sur la coline de la croix et ses 460 marches...
Au fond, la colline de la croix (ok ça valait le coup la vue était magnifique!!!)
Notre prochaine étape nous mène encore plus à l'est, plus au sud, jusqu'à Bayamo, une des premieres villes de l'île et lieu de création de l'hymne national (frosse fierté dans la ville!). Ici aussi l avie est plaisible, les relations simples, les gens viennent s'asseoir et discuter avec nous dans les parcs, de leur vie, de la notre, de cinéma français très prisé ici.
Un concert à la Casa de la Música Le samedi soir l'ambiance se rechauffe d'un coup avec la fiesta de la cubanía, ou on sort les tables dans le rue, au programme jeux d'echecs et de dominos, cochons grillé et rhum. Et la spécialité locale, le « coctel de ostiones », un petit verre avec des huitres, ou des crevettes, et du jus de citron, du piment et de la mayonaise, le viagra local dixit le vendeur. Vraiment immonde!!!!
Vendrdi 1er novembre, voilà presque un mois qu'on est à Cuba, on prend un bus pour Santiago de Cuba, la "tropicale", deuxième ville du pays, concurrente de La havane, capitale caribeènne de l'Oriente et de la musique... Bientôt la suite!!!!
On remet ça!!!!!Par ElMulo :: 13/06/2011 à 17:52 :: Général
![]() Comme l'année dernière, mais cette fois pour la finale du Top 14, toujours sur la place du capitole pleine à craquer!!!!! ![]() Le match est tendu, sans grand spectacle, mais comme souvent avec le Stade, la victoire est au bout... ![]() La place du Capitole après la bataille.... ![]() Rendez vous le lendemain pour la présentation du bouclier.... à 15 heures.... la place est vide... ![]() ... deux heures plus tard!!!!!! ![]() Les joueurs arrivent sur le toit d'un camion... ![]() ... et présentent le bouclier de Brennus à la foule. ![]() A l'année prochaine.... Maroc 2010Par ElMulo :: 04/11/2010 à 17:26 :: Général
![]() Morchin - Ali , wam et RED-ONE ![]() Les patisseries du marché de Meknes ![]() J'achète tout, c'est pas cheeeeeeeer!!!!! ![]() AAhhhhhh, les fraises des bois pas lavées du souk de Fes : trois jours de tourista!!!! ![]() Les tanneurs à Tétouan ![]() Le petit chaton dans sa boite ![]() Meknes ![]() Retour à Chefchaouen, trois ans plus tard, la ville est toujours bleue, bleueeeeeeee!!!! Prendre les mêmes routes que j'avais arpentées en vélo m'a rappelé de bons souvenirs.... ![]() Volubilis, cité romaine en plein centre du maroc.... ![]() Les épices, qui ne tiennent pas toutes seules, ya du carton en dessous.... ![]() ![]() Les "zitounes" en veux tu en voilà!!!!! ![]() Dernier repas en mode "boui- boui"avant de rentrer - medina de Fes ![]() Pour prouver aux clients des boucheries que le boeuf est bien un bonhomme, on laisse unje couille en expo!!!! ![]() Le soleil qui se pose sur Volubilis ![]() Chefchaouen ![]() La princesse de Chefchaouen ![]() ... et son prince Tetouan ![]() Entrée de la medina de Fes ![]() Des grenades a tire larigot Reggae Sun Ska 2010.... dans les vignes à RothschildPar ElMulo :: 06/08/2010 à 15:09 :: Général
![]() Camping improvisé dans les vignes ![]() On ze road to REGGAE SUN SKA!!!! ![]() Rasta tri selectif ![]() Ultimate préparation ![]() Jaqee !!!! ![]() Moonshiiiiiiiiiiiiiiiiiiine!!!!!! ![]() Petite pause au soleil couchant ![]() Mister U-Roy ![]() Steel Pulse Baby ![]() The Abyssinians : grosses émotions!!!!! ![]() Session percus ![]() Groundation Tribute to Bob Marley
fin juin sur le canal du midi....Par ElMulo :: 11/06/2010 à 19:59 :: Général
![]() ![]() ![]() ![]() Par ElMulo :: 24/05/2010 à 15:53 :: Général
Samedi 22 mai 2009, la finale de la Heineken Cup, la coupe d'Europe de Rugby oppose au Stade de France deux équipe françaises, Toulouse, déjà vainqueur à trois reprises et Biarritz, le club basque....
Dans la ville rose, où le soleil et la chaleur sont enfin revenus après un mois de mai bien gris, un écran géant a été installé sur la place du Capitole, comme pour chauque grand évènement sportif... Au coup d'envoi à 18h, la place est pleien a craquer.... ![]() La match commence sous les encouragements du public où apparaîssent quelques supporters basques... ![]() la partie est tendue, les biarrots ouvre la marque et s'est un chassé croisé de pénalités qui voit Toulouse prendre le large peu après la mi temps... Mais quelques minutes avant la fin Biarritz marque le seul essai du martch et revient à 21-19.... mais c'est trop tard et Toulouse est de nouveau sacré champion d'Europe dans une ambiance du tonnerre!!!!! ![]() jolisvillages de france part IIPar ElMulo :: 30/09/2009 à 11:14 :: Général
Saint cirq- Lapopie Autre village magnifique du coin, à environ une heure de Toulouse, dans la vallée du Lot. Rien que la route qui mène à ce village perché sur son rocher entre le ciel et le Lot vaut le détour, on a traversé des petits villages de maisons de pierre avant d'arriver à St Cirq.
On a garé la voiture sur un parking en contrebas du village, parking géant et désert qui doit accueillir les flots de touristes en haute saison... il est tôt et il fait frais, et la petite montée jusq'aux portes du village nous réchaiffent un peu les mollets...
"L'impressionnante église gothique fortifiée domine cet ensemble. Regard et imagination sont entraînés par l'harmonie des pierres, des toits en cascade de tuiles brunes, des pittoresques maisons à arcades, des échoppes à pans de bois, portes et ruelles escarpées. Peaussiers, chaudronniers et surtout tourneurs sur bois firent la richesse du bourg, et encore aujourd'hui, musée et ateliers font revivre cette activité." - St cirq-lapopie.com"-
-.... à 9969 km de New Delhi...-
- Vue du village depuis le chateau -
- dans les ruelles du village -
- en fin de parcours, un bon rocamadour fermier pour se revigorer!!!!-
Jolis villages du sud Part IPar ElMulo :: 24/09/2009 à 10:47 :: Général
Cordes sur Ciel
On est mi septembre et c'est encore l'été, alors on en profite pour vadrouiller dans les petits villages autour de Toulouse. Allison connaît déjà bien le coin et m'emmène dans des endroits paradisiaques!!!!!
Première visite de ma nouvelle région d'accueil, Cordes sur Ciel, petit village du Tarn à une heure de Toulouse et quelques kilomètres d'Albi.
- Vue de Cordes depuis une colline voisine -
Cordes était à l'origine une Bastide construite en 1222 par le comte Raymond VII de Toulouse, et le village a su garder au fil des siècles son côté medieval...
... ce qui veut dire que toutes les maison sont en pierre et les rues pavées , comme à l'époque, et c'est ce qui fait le charme de ce village aujourd'hui très touristique.
On a la chance de le visiter en basse saison, et on a une impression de calme et de silence en se balladant dans les petites ruelles en pente...
- facade de maison -
- vue sur la vallée depuis la haute ville -
La majorité des rares touristes que l'on croise parle une langue étrangère,et on se dit que la cité doit grouiller de monde en plein été.
- Place des halles -
- Vue sur la vallée -
Mis colegasPar ElMulo :: 12/09/2009 à 23:45 :: Général
![]() Sergio y Julia ![]() Morgan "Blazévitch" en pleine bourre... ![]() Morginou et mathieu ![]() La Marie et Fabio ![]() La Marie, Enriquita et Tristaaaaoooo!!!! ![]() Trichtao, Max, Marco & Charly ![]() Nora "Miss Mousse" et Enrica ![]() Andrea "Materrazzi", la vieille et "chuchi" le chien qui sert à rien ![]() La Louloute ![]() Marco Mini Boss ![]() Ruth y Anaelle Andalousie fraîcheurPar ElMulo :: 05/07/2009 à 20:01 :: Général
Sur les Routes andalouses, à la recherche d'un peu de fraîcheur... Et oui ici comme chaque été il fait cho cho cho, 35, 36, 37, 40, 41....42 Pour ce week end Ali Love Power Chaleur on a décidé de délaisser les plages blindées d'espagnols avec leur kit parasol-glacière-radio-télé-etc pour les terres, mais il faut chercher des points d'eau, sinon on va déssécher c'est sûr!!!! Je pars pour l'aéroport pour récupérer Ali, il est 21h et il fait encore 33, fait soif!!!! Une heure plus tard vers l'Ouest de Grenade, et une pause Bière fraîche à Alhama de Granada, où les terrasses du centre sont remplis des vieux du village - bonne ambiance- on arrive vers notre premier point d'eau du week end, el Embalse (lac avec retenue d'eau) de Bermejales.
- Embalse de Bermejales - Plantage de tente en nocturne sous le ciel clair et étoilé, et un gros dodo après une journée de travail pour moi et de voyage pour Ali... Tente trois places, matelas gonflable made in Pologne qualité extra, bougies à la citronelle, la grande classe, comme à la maison!!!!!
Au réveil , rien de tel qu'une bonne tostada tomate-fromage pour bien commencer la journée, et avant de continuer la route!!!!!
- Alison , professionelle dans le montage-démontage de tente, car bien sûr " le secret de la longévité d'une tente, c'est le pliage" - On reprend la route, sur l'autoroute en direction de Séville, jusqu'à Antequera, où on bifurque vers le sud. Les terres sont jaunies par le soleil qui assome toute la région par sa lumière et sa chaleur. Dans les villages où on passe, les gens vivent au ralenti, à l'ombre... Sur la route des lacs de Guadalhorce et de la Garganta del Chorro, on s'arrête à un bar pour se rafraîchir, et là à notre plus grand bonheur, il y a une piscine!!!!! Au plein milieu de nulle part!!! Le bar est tenu par un couple de suédois et tous les gens du coin y viennent pour se rafraichir le gosier les pieds dans l'eau...
- Bar La Ermita , sur la route du Desfiladero de los Gaitanes -
- Une sirène olympique - Après avoir rafraichi la température de nos corps de quelques dégrés, on reprend notre périple vers le Desfiladero de los Gaitanes, connu pour sa Via Ferrata, un canyon fréquenté par les grimpeurs, et son chemin au bord du ravin à l'accès interdit sans matériel d'escalade...
- Embalse de los gaitanes - La beautée du paysage est gachée par une centrale électrique en plein milieu du lac, alors après un pic nic dans la nature on repart vers le nord pour d'autres embalses, sans oublier de passer faire un petit plongeon à la piscine du bar!!!!
- Embalse de Guadalteba - Quelques détours plus tard, à défaut de co-pilote efficace, au moins on voit du pays comme on dit, on retrouve les trois lacs principaux de la région, Guadalteba, Guadalhorce et Conde de Guadalhorce... L'endroit est magnifique et la présence d'eau apporte un peu de fraîcheur sous le cagnard andalou...
- "Je me baigne pas , au cas où je me ferais croquer par un croco!!!"- Le lac de Guadalteba, où on a choisi de planter la tente pour la nuit, paraît plus marécageux que les autres, et je fais croire à Ali que l'endroit est certainement fréquenté par des crocodiles, car on est dans le sud de l'Espagne, proche de l'Afrique, bla bla bla... et ça marche!!!!! Hou
- Rien de tel qu'un p'tit pot de bébé pour le p'tit dej'!!! - A peine la tente installée on entend les clochettes d'un troupeau de brebis, qui avancent dans notre direction, accompagnées de bergers à cheval, à l'ancienne. J'ai bien cru qu'elles allaient rentrer dans la tente et nous piétiner!!!! Autre visite, celle des gardes forestiers, qui nous rappellent qu'il est interdit de camper ici, et que les bougies c'est dangereux, mais j'arrange le coup en disant qu'on a fait beaucoup de route, et qu'on repart le lendemain, et qu'on va faire attention avec les bougies, et qu'on est gentils et tout et tout.... sympas, ils nous laissent tranquiles...
- Notre camping au bord du lac aux crocodiles - Pour le dernier jour, on a trouvé "LE" coin de paradis qu'il nous fallait, un lac entouré de pins, une station nautique, des petites îles ici là, et un bar avec un mirador impressionant sur le site en question!!!! L'endroit est plein d'espagnols suréquipés avec leurs barbecues, parasols et bouées gonflables, mais il y a de la place pour tout le monde, et on n'est pas dérangés par la foule....
l'eau est fraîche, tiède même, bref à notre goût, transparente, on peut voir les poissons, et les crocodiles....
- Comme un croco dans l'eau!!! - Le centre nautique propose la location de pédalos et de canoés, mais nous on a trouvé l'alternative à ça : le matelas gonflable 100% made in Pologne, 100% résistant à l'eau!!!! Du coup on s'est amusés comme des petits fous et Ali a pris de jolis coups de soleil... ça vaut mieux qu'une morsure de crocodile!!!!!!!!!!!!!!!!
ROCK FEST NARBONNEPar ElMulo :: 01/07/2009 à 18:24 :: Général
Elo - Ali - Géro
Ali - Nico - Ben... faites l'amour à la caméra!!!!!
Nico et Mimi Pull Up!!!!!
- Les Croquants -
Groundation Chorist groooove baby!!!!!
Groundation Reggae Music Live!!!!!
Groundation Vibes!!!!!
Pause Kro en attendant Ska-p....
Pulpul de Ska-p
Josemi de Ska-p
Section Cuivres Ska-p
Pulpul et Pipi la voyante!!!!!
Lendemain de festoch avec nico et le Pirate de narbonne plage....
Par ElMulo :: 21/06/2009 à 18:53 :: Général
. pas l'arme de guerre...
Mais une grenade keske c'est donc ????? C'est une grosse baie ronde, de la taille d'une grosse orange, à écorce dure et coriace, de couleur rouge ou jaune-beige, qui renferme dans des « loges » délimitées par des cloisons épaisses, de nombreux pépins de couleur rose-saumon à rouge rubis, d'une forme caractéristique en "gemmes de rubis".... c'est pas beau ça????
Dans chaque pépin, la graine est enrobée d'une pulpe gélatineuse de chair rouge transparente, sucrée chez les variétés améliorées, sinon d'un goût plutôt âcre. Seuls les pépins constituent la partie comestible de la grenade soit environ la moitié du fruit. miam!!!!
Mais d'où vient la Grenade dis donc?? De Grenade??? Ah bah nan aloooors..... Originaire de la Perse (Iran), elle est cultivée depuis au moins 5000 ans en Asie occidentale et en Afrique du Nord, elle poussait dans les jardins suspendus de Babylone; elle est représentée sur certains bas-reliefs du temple de Karnak (Égypte), sur des mosaïques byzantines à Qasr el-Libia en Libye....
.....et bien sûr à Grenade en Andalousie, province à laquelle elle a donné son nom et qui le lui rend bien, sur les monuments, les fontaines, bouches d'égout, un peu partout où l'on laisse trainer ses yeux....
GRENADES A GRENADE :
Grenade - Station de bus -
Grenade Acera del Darro, Albaycin, GRANADA ...............Did you know that.......????? Les anciens Égyptiens préparaient avec elle un vin léger au goût de framboise.
Grenade Aljibe de la Vieja, Albaycin, Granada Les Grecs la considéraient comme le symbole de la fertilité, elle était d'ailleurs dédiée à la déesse de l'amour et des plaisirs Aphrodite et à Héra la déesse du mariage légitime qui fut l'épouse de l'infidèle Zeus, c'est elle qui enverra aux enfers Perséphone pour en avoir prélevé un grain de celle que lui présenta Hadès; ce fut aussi l'un des attributs de Dionysos.
Grenade, fontaine Placeta de Fatima, Albaycin, Granada
- Fontaine Jardines de Zoraya, Albaycin, Granada - La grenade était appréciée des nomades car, protégée du dessèchement par sa peau épaisse et coriace, les caravanes pouvaient la transporter sur de longues distances, et son jus désaltérant et nourricier était très apprécié. On retrouve sa trace dans des documents anciens.
Grenade faïence, Albaycin, Granada Hippocrate recommandait le jus de la grenade contre la fièvre et comme fortifiant contre la maladie.
Grenade, faïence, Albaycin, Granada Les Romains connaissaient la grenade grâce aux Phéniciens qui l’apportaient de la Phénicie (Liban) à Rome, d’où son nom scientifique de Punica.
La Bible y fait plusieurs fois référence. On voit dans Exode 39:24-26 qu'elle était utilisée comme une décoration sur les robes des prêtres du peuple Hébreux. Aussi, la grenade fut utilisée comme décoration pour le temple construit par le roi Salomon à Jérusalem, vers l'an 950 AV-JC (voir 1 Rois 7:18-42 ainsi que 2 Chroniques 3:16 à 4:13). Finalement, il y a comparaison entre les seins d'une femmme et le fruit du grenadier....
Grenade tatoo, Granada Le prophète Mahomet, pensait que la grenade chassait l’envie et la haine. Ce sont les Berbères (Maures) qui ont apporté le fruit en Europe.
Beaucoup de peuples ont vu la grenade comme un symbole d'amour, de fertilité et de prospérité
Venezzia, la piu bella!!!!!Par ElMulo :: 15/05/2009 à 18:51 :: Général
Ça commence par un vol aux aurores de Grenade à Girona, de longues heures d'attente à la gare de bus de Girona pour attendre Ali, une ballade rapide dans les rues de la ville, magnifique cité moyenageuse....
- Centre ville de Girona -
...ça continue par un vol pour Venise manqué à cause des enc... de Ryanair, qui nous envoient d'une file à l'autre pour nous dire finalement que le vol est fermé alors qu'on est arrivés bien avant l'heure. Pas moyen de discuter, c'est leur parole contre la notre.... les nerfs!!!!! Tant pis, mais on est quand même obligés de payer un autre vol pour le lendemain, départ à Barcelone cette fois....
Après une belle soirée et une nuit à Lloret de Mar sur la côte, on se lève à l'aube pour prendre un bus pour le centre ville de Barcelona, puis un train jusqu'à l'aréoport, bien en avance cette fois, on va pas se faire avoir deux fois!!! Les voyages forment la jeunesse, et bah on est bien formés sur ce coup là... midi l'avion décolle....une heure plustard on passe la frontière entre la France et l'Italie au dessus des Alpes, c'est impressionant!!!!!
... enfin on attérrit à l'Aréoport Marco Polo, sur la Lagune de Venise... et c'est une navette-bateau qui nous emmène... à l'hôtel Hilton 5*****, s'il vous plait!!!! Une histoire incroyable, Ali a gagné une invit au World Poker Tour au casino de Venise, avec 4 nuits offertesdans un hôtel de luxe!!!! Impossible de dire non, une opportunité comme celle-là ça n'arrive qu'une fois dans la vie, alors on a sauté dessus!!!!!!!
- Hôtel Molino Stucky Hilton -
On arrive en tongs à la rceéption de luxe, les gens nous sourient, on a l'impression qu'ils n'ont pas l'habitude d'avoir ce genre de clients!!!! Nous en tout cas on se prend au jeu, et après quelques formalités on prend un ascenseur de luxe découvre notre chambre de rêve!!!!
- Chambre 216, tutti luxy!!!!! -
Mini bar (attention à ne rien prendre, la canette coute entre 7 et 9 euros, la barre de Tobblerone 8!!!), écran géant avec plein de chaînes, salle de bain de luxe, avec peignoirs de luxe, chaussons- peignoirs de luxe, trente mille serviettes et produits de douche, yeah!!!!!!!!
Et quelques étages plus bas.... le jacuzzi!!!!!! (et les bains turcs), (et la salle de repos avec lumière changeante, musique zen, thé et jus de fruits à volonté
- Trop dure la vie!!!!-
... nan c'est pas tout j'oubliais la piscine de luxe sur le toit, avec magnifique vue d'ensemble sur Venise....
- La pizzina tutti bella-
Le lendemain rendez vous au casino de la villepour les inscriptions au tournoi, avec remise de pass, de t-shirt de promo, une foto, un pass guest pour moi, et c'est parti pour le poker!!!! Je fais un tour des différentes tables pendant qu'Ali s'inscrit, et je croise des joueurs qui ont de drôles de style, lunettes noires, casques de walk-man, mimiques....
... et qui c'est donc qui est assis à gauche, en face du gars avec le masque vénécien??? Patrick!!!!!! - qui s'est quand même fait éliminer avant Ali... sauf que lui il a payé l'entrée, eh eh eh !!!!!
Je laisse jouer Ali et part pour une visite de Venise sous le soleil. Ya des canaux partout, ça c'est pas un scoop, en tout cas tout le monde m'avait dit " tu vas voir ça pue et c'est crado!!", eh bien non!!!! Les canaux sont propres, d'une couleur bleue-verte, et la seule odeur qu'on a c'est celle de la mer...
- Gondoles sur le grand canal -
La ville est super touristique, mais ce n'est pas du tout oppressant, il n'y a pas de voitures et ça c'est agréable!!!! Pour se déplacer d'une île à l'autre, il faut prendre des bateaux-bus (un peu cher), ou des bateaux- Taxi (hors de prix)... le mieux reste encore la marche, car les deux îles principales séparées par le grand canal sont reliées par deux ponts (le Rialto et le Ponto Della Academia).
- grand canal avec le Rialto au fond -
Chaque petite rue a son charme, les batiments sont vieux et bien entretenus, il y a des statues et des petits détails artistiques partout, des ponts, des ponts et des ponts, avec ici là quelques gondoles... mais surtout des gondoliers qui attendent le client
- La tour qui penche (c'est pas un trucage!) -
Il y a aussi beaucoup de places, avec leur terrasses, et des italiens qui parlent moins fort que les espagnols, mais avec plus de gestes, et boivent tous un apéro d'une couleur parfois rouge, parfois orange, transparent... Alors en bon touristes on demande à goûter ("tipico!!! tipico!!!! Rosso!!!!"), et c'est en fait du Campari- soda, et c'est surtout bien amer et bien crado!!!!
- Par contre les glaces italiennes ça déchire!!!!!-
Ah ouais au fait je me demandais pourquoi il y avait aussi peu de gondoles en service, avec leur gondoliers en train de gondoler, paske pour les amoureux c'est quand même le top du top, malgré le gros cliché!!!!! Je me renseigne, c'est 80 euros pour 40 minutes... ok j'ai compris!!!! Après en y pensant un peu plus je me dis que si les prix étaient dérisoires il y aurait des embouteillages sur les canaux, et il faudrait que les gondoles soient équipées de klaxons!!!!
- Pont della Academia - La place la plus connue, la plus touristique est la Piazza de San Marco, avec le palais des Doges (Ducs) et la Basilica Saint Marc. La place est enorme et connue pour les 12528374 pigeons (autant qu'à Rouen!) qui amusent tout le monde. Il y a des vendeurs ambulant qui vendent des gateaux à leur donner. Pas farouches ils viennent dans la main et jusque sur les bras pour picorer. On repart avec de belles griffures!!!!!
- Moi avec pigeon numéro 1664 -
La place Saint marc c'est aussi des terrasses de café enoooooooormes, avec un orchestre permanent qui joue sous une tente à l'abri du soleil ou de la pluie, et des serveurs pingouins... en y passant la première fois, je me dis "tiens je vais prendre un cappuccino sur la place saint Marc, la classe quoi!!!! Je demande à un serveur "Cuanto Capuccino???" Il me répond, impassible, en Anglais : "Forteen fifty..." "How Much???" "14,5 euros!!!!!" Bah tiens!!!!!
- Huuum!!!! les bonnes glaces!!!! -
En tout cas on a bien profité, de l'hôtel luxueux, du jacuzzi, des petits dej à volonté, du lit immense, et puis la ville des amoureux est exceptionellement belle, les ballades, les petits restos, les énormes parts de pizza à emporter, le tout sous le soleil, que du reve!!!!!! On en redemande!!!!! Tutti Tutti!!!!!
Cabo de Gata Paraiso TerrenalPar ElMulo :: 01/05/2009 à 0:39 :: Général
Un p'tit bout de paradis perdu au sud-est de l'Espagne....
Un p'tit tour au Cabo de Gata, parc naturel à peine à deux heures de Grenade : LE PARADIS SUR TERRE!!!! .....En photos , parce que ça se passe de commentaires!!!!!!
- Los Escullos -
- Las Negras -
- Los Escullos -
- On the road to the Hostal -
- Playa de Los Escullos -
- El pueblo de Nijar, des airs de Chefchaouen -
- Playa de Monsul -
- Playa de los Escullos -
50 ans Anso-PounPar ElMulo :: 11/02/2009 à 20:53 :: Général
Par ElMulo :: 05/02/2009 à 13:09 :: Général
MAX FOREVER DANS NOS COEURS ![]() Bretagne ensoleillée yé yéPar ElMulo :: 04/01/2009 à 21:00 :: Général
Et ouais!!!! Incroyable, au pays de la pluie et du gris, et bah nous on a eu le soleil!!!! Comme en plus sur la presqu'île de Quiberon, c'est bien connu, il y a un microclimat, le soleil a tapé fort!!!!
Mais attention, on n'est pas venus ici pour le farniente, au programme c'est sport - découverte - loisirs - bonheur!!!!! :
Footing sur la côte sauvage...
Vélo sur la côte sauvage....
séances foto dans la station blanéaire de Quiberon, avec Clem, Doudou, wam, Marianne, Ombel', Ben Cécel et Ben ....
... rencontre très émouvante avec Flipper le breton....
...dégustation de produits locaux....
... improbable rencontre avec Tarik Ben Sussucre, terroriste local....
.... soirées vieille meufs bretonnes....
Découverte es Alignements de Carnac, avec Falbala....
... diverses activités ludiques telles que le saut de menhir....
... en bref un séjour magnifique entre potes, on en redemande!!!!!!!!!!!!
TenerifePar ElMulo :: 08/12/2008 à 20:28 :: Général
![]() - 24686454 bananes sur l'image - .. Et au centre de l'île, se dresse, majestueux, écrasant, le Teide, toit de l'Espagne, qui culmine à 3719m... On le voit de n'importe où sur l'île!!!!
![]() - El Teide -
Je prends la route vers le sud, le long de la côte où je n'en finis plus de compter les bananes, en passant par les petits villages de Icod de Los Vinos, Santa Ursula, et Guarachico, prisonniers entre l'océan et les Flancs du Teide. La route commence ensuite à monter en lacets dans l'intérieur de l'île. Au détour d'un col, je suis surpris par une montagne en contrebas. On dirait qu'elle a été coupée en plusieurs endroits!!! Etrangeté de la nature....
![]() - La montagne coupée - ... et bien oui en fait elle a bien été "coupée", c'est une montagne où est prélevé le Picón, pourquoi ça je ne sais pas. La route de plus en plus sinueuse continue de monter, j'en ai les oreilles qui se bouchent!!! On est déjà à plus de 1000m. J'arrive dans le petit village de Masca, installé sur un piton volcanique, entouré d'à pics qui mènent à la mer!!! Impressionant!!! ![]() Les gens ont aménagé des terrasses pour gagner de la place sur la montagne, et poussent ici et là quelques palmiers au tronc noir (ce n'est pas une nouvelle race de palmiers mais dû à un incendie...), des orangers et des cactus. Ils proposent même du jus de cactus au bar du village, mais dommage c'est pas l'époque!!!! Je me rabats donc sur un jus de banane!!!!
![]() Ce petit village perché sur son rocher à des allures de "petit Machu Pichu", et les nuages accrochés aux flancs des montagnes lui donnent un côté mystique. D'ailleurs les nuages commencent à descendre de plus en plus, et en continuant à monter vers le Teide je me retrouve en quelques minutes dans les nuages!!! Comme du brouillard, mais ce sont les nuages. Je me dis qu'aujourd'ui pour la vue c'est foutu, mais je continue quand même, à voir ce qui se cache derrière le brouillard!!!! ![]() - Sur la route du parc de Teide -
Bon... j'arrive à 1500m, au bord de la route des miradors à chaque virage... Ça continue à monter, les paysages changent, j'entre dans une forêt de sapins qui cache complètement le ciel. Tout deviens sombre, on croirait qu'il va bientôt faire nuit, mais quelques centaines de mètres plus haut, le ciel commence à devenir plus clair... puis j'aperçois un rond blanc lumineux... le Soleil!!!! Je sors dela masse nuageuse, je suis au dessus des nuages!!!! Et au dessus de moi le ciel est bleu azur, comme dans un avion, avec les nuages en dessous. C'est une mer de nuages qui s'étend en dessous, avec au fond l'océan, on peut même apercevoir les îles de La Gomera et El Hierro tout au fond. J'ai raement vu quelque chose d'aussi beau.
![]() - Mar de Nubes -
J'arrive à l'entrée du Parc National, qualeus randonneur super équipés prennent le départ d'un sentier qui monte avec leur grosses chaussures de rando, des bâtons, lunettes de soleil, etc... et moi je troque mes tongs pour des baskets, quand même...
pour une petite randonnée à 1700m pour se chauffer un peu....![]() Une rando sur un sol de roche volcanique, c'est extra, ça craque comme si on marchais sur des Krisprols!!!!!
Le sentier mêne à un parador où l'on peut admirer le volcan Pico Viejo (le vieux pic), et Las Narices del Teide (Les narines du Teide).
![]() - Las Narices del Teide -
Ce qu'on voit en noir sur la photo est l'endroit où a eu lieu une éruption du Teide en 1798, pendant laquelle quelques 12 millions de mètres cubes de lave se sont déversés des "narines", pendant près de 3 mois!
Je reprends la route, passe par la vallée de Ucanca, et arrive au parador nacional de Las Cañadas del Teide, pas très loin du téléphérique. Une randonnée part et fait le tour de Los Roques De García.
![]() - Los Roques de García - au fond le sommet du Teide -
![]() - El Roque Cinchado -
La ballade est superbe, autour des rochers de plusieur dizaines de mètres de haut, avec le Teide en toile de fond. Il y a quand même un peu de végétation qui pousse sur la roche volcanique, surtout des arbustes...
![]() ... et un exemplaire de Tinajaste, une plante qui pousse en hauteur et qui devient rouge vif au printremps. Après sa mort elle laisse un squelette qui peut rester droit plusieurs années!!! (à gauche sur la photo). Tinajaste au printemps
Je continue la marche dans les roches volcaniques, au loin on peut apercevoir une mer de lave, et la "Cathédrale"....
![]() - On ze road to the cathedral -
La cathédrale est un bloc de rochers de plus de 100m de hauteur qui a emergé ici suite à une éruption du volcan. Les pierres se sont ensuite fissurées suite à l'action de la chaleur...
![]() - La cathédrale -
Il est temps de redescendre à Puerto de la Cruz, car la nuit arrive et à 2200m il commence à faire un peu frisquet!!!
![]() Les nuages et la pluie, comme une bruine normande tiens, sont arrivés cette nuit sur l'île, et je me dis au réveil que si je monte comme la veille vers le Teide, peut être qu'à un moment je passerai au dessus des nuages... c'est pas gagné quand même, car le crachin est persistant, mais, en grimpant, par le Nord cette fois, ça s'illumine, et petit à petit le ciel s'ouvre et le soleil apparaît. Bingo!!!! Cette fois je suis arrivé dans le parc par l'autre versant, El portillo, au loin derrière la mer de nuages j'aperçois Gran Canaria, où j'étais il y a un mois...
![]() - Montaña Blanca -
ça paraìt si loin... Sur le bord de la route les mines de San José, où le sol est recouvert de sable de couleur jaune et verte, et plus loin, un parking d'où partent les randonneurs pour l'ascension de la Montaña Blanca. Ce sera la ballade du jour, vers les Oeufs du Teide.
![]() - Los Huevos del Teide -
Les oeufs du teide, ça vaut une petite explication. Bon déjà il faut savoir que pour une grande partie des tribus indiennes de la planète, les volcans ont une âme, sont donc considérés comme des personnes ou animaux. En Amérique du Sud on leur donne un sexe (Mama ou Taita en Equateur). Quand le jour se lève et qu'un volcan a son sommet enneigé, on dit que Taita a été rencontrer Mama pendant la nuit. Ici le Teide à des narines, et des oeufs. Ces oeufs sont en fait apparus suite à une éruption, qui a entraîné une coulée de lave...
![]() - La coulée en question -
... comme la pente présente un fort dénivelé, des morceaux de lave se sont "décrochés" et ont roulé, un peu comme une boule de neige, grossissant au fur et à mesure de la descente.
![]() - la photo a été prise quelques secondes avant que je soulève l'oeuf -
J'arrive ensuite à la base du téléphérique. J'hésite quand même à monter, à cause du vertige, mais les cabines montent le long de la pente du volcan, alors ça devrait aller... saud quand le technicien anonce au micro "attention nous allons passer une tour, et la cabine va se balancer!!!!! AHHAHAH".
![]() - Sur le toit d'Espagne -
Le téléphérique "dépose" tout le monde à 3550m. Malheureusement il faut un permis pour accéder aux sentiers qui partent pour le sommet 200 mètres plus haut.
![]() Je prends donc un chemin qui longe le cratère, dans les krisprolls, dans l'air pur de l'altitude.
![]() - une rando de 8 heures difficulté "extrème" -
![]() - El Pico Viejo, dernière éruption -
Les montagnes de feu!!!!! Fire!!!!Par ElMulo :: 03/12/2008 à 20:34 :: Général
Un peu d'Histoire pour commencer : « Le 1er septembre 1730, entre les neuf heures et les dix heures du soir, la terre s'ouvrit à Timanfaya, à deux lieux de Yaiza... et une énorme montagne s'éleva du sein de la terre », selon le témoignage du curé Lorenzo Curbelo. L'île se transforma entièrement. Dix villages furent enterrés (Tingafa, Montaña Blanca, Maretas, Santa Catalina, Jaretas, San Juan, Peña de Palmas, Testeina et Rodeos) et pendant six ans la lave s'étendit au sud, couvrant un quart de l'île et recouvrant les plaines alentour de cendres volcaniques. En 1824 les éruptions reprirent à Timanfaya. S'ensuivirent de terribles famines, et une bonne partie de la population se vit obligée d'émigrer... 216 ans plus tard.....
....Un panneau au bord de la route annonce le début du parc : un petit diable qui porte à bout de bras l’inscription « Parque Nacional », le tout sur un monticule de pierres volcaniques. Après avoir dépassé le panneau, la route - asphaltée depuis la visite de Franco en 1950 – s’enfonce dans un univers de désolation, noir. Les éruptions du siècle dernier n’ont rien laissé ici… que de la roche volcanique, et au loin commencent à apparaître des cratères, de toutes tailles, de couleur rouge ou noire, au milieu d’un désert de lave…
- El Islote de Hilario -
Après un barrage payant pour rentrer dans le parc des montagnes de feu, la route mène à l’Islote de Hilario, centre d’accueil où il faut laisser la voiture. Le tour du parc est réglementé et se fait en bus. Rosa m’a dit qu’il ya longtemps on pouvait le parcourir à pieds, mais comme les gens ne respectaient pas les sentiers balisés, le parc a été interdit aux piétons pour sa préservation. A cet endroit le sous sol présente une température de 140 degrés à En attendant les bus qui emmènent tout les visiteurs dans le parc, on peut assister à des expériences « géothermiques », comme faire prendre feu à la plante Aulaga rien qu’avec la chaleur du volcan !!! Le plus impressionnant est la démonstration des geysers artificiels. Un guide du centre rassemble tout le monde en cercle autour de tubes introduits dans le sol, prend un seau d’eau froide, la verse dans le trou, et l’eau ressort sous forme de geyser dans un vacarme du tonnerre de dieu !!!
Un peu plus loin je rentre dans le restaurant. En plein milieu de la salle, un énorme grill où sont en train de cuire poulet, poissons et autres grillades…grâce à la chaleur du volcan !!!
Ça y est!!! Le bus est là!!! Tout le monde joue des coudes pour avoir des places côté fenêtre, mais ma taille impose le respect et un couple de vieux me laisse passer. Non mais!!!! Le tour commence avec des commentaires audio en espagnol, puis anglais, puis allemand. Les français - je dois être le seul - peuvent toujours aller se toucher los cojones...
- La vallée de la tranquilité -
L'histoire du site est ainsi contée, et entre deux on a le droit à des passages de musique classique du genre " dramatique - fin du monde", je trouveça excellent, ça ajoute à la gravité des paysages!!!! Coulées de lave pétrifiée, crevasses, cratères, la nature n’a pas encore repris ses droits.
- The big cratère -
C'est juste dommage que l'on ne puisse pas mettre la tête dehors, mais je ne me plains pas, je trouve que c'est même une bonne idée pour préserver le parc.
- Another big cratère - Les vues sont magnifiques, avec des contrastes de couleur, on passe au gré des virages du rouge vif au jaune pale, ou encore du noir à des endroits où ont eu lieu les éruptions les plus récentes. Au fond le bleu de l'océan ajoute une touche de fraîcheur à ces paysages de feu.... Le site naturel désolé ne comporte pour toute vie que quelques espèces de lichens et d'arbustes, et du côté animal des lézards et quelques mouettes parce que la mer n'est pas loin.... et aussi un gros animal orange que j'ai pu apercevoir :
- Le BUS TOURISTIQUE - espèce très rare!!! - En quittant le parc il y a possibilité de faire un tour des cratères en chameau, mais je ne sai spas pourquoi, je ne suis pas du tout attiré par ces bestioles... ils me donnent pas confiance....
- Pauv bêtes.... -
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